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.:| Free CAUTION |:.

~ Marchander sa liberté contre de la sécurité c'est un pacte diabolique.
Une fois la transaction signée, on n'a plus ni liberté ni sécurité ~ *

dimanche 7 août 2005

Du Domaine Public, de la LAL et du CPI

Devenons sérieux l'instant de ce sujet juridique : "Du Domaine Public, de la LAL et du CPI" ...
en effet, je lis ici ou que le gros avantage du Domaine Public est que cela dégage de TOUT ... en gros que l'on peut utiliser une oeuvre qui est devenu bien public, et que l'on doit RIEN à personne...

J'ai l'obligation juridique de vous préciser que c'est FAUX !

Précisions juridiques du CPI ...

En france, on parle juridiquement des droits d'auteur - au pluriel - ou tout simplement du Code sur la Propriété Intellectuelle - le fameux CPI !

Trois catégories de droits d'auteurs :
- les droits moraux : celui-ci garantit le respect de son nom, de la qualité et de son oeuvre.
Ce droit est inaliénable, perpétuel et imprescriptible. Il est transmis à sa mort à ses héritiers.
C'est un droit auquel on ne peut ni renoncer ni le céder à autrui.
Les droits moraux renferment 4 prérogatives :
  • le droit de divulgation qui permet à l'auteur de décider du moment et des conditions dans lesquels il livre son oeuvre au public,
  • le droit au nom permet d'exiger la mention de son nom d'auteur et des ses qualités d'auteur sur tout mode de publication de son oeuvre - lui permet de choisir l'anonymat ou l'usage d'un pseudonyme !
  • le droit au respect de l'oeuvre permet de s'opposer à toute modification susceptible de dénaturer l'oeuvre - autrement appelé le respect de l'intégrité matérielle et de l'esprit de l'oeuvre
  • et le droit de repentir ou de retrait permet de faire cesser l'exploitation de son oeuvre ou des autres droits cédés - dans le contexte d'une contractualisation financière, cela est soumis à indemnisation préalable pour le préjudice subi.
articles L 121-1 à L121-9 du CPI
- les droits patrimoniaux : Ce sont ces droits qui sont cessibles.
L'auteur peut les céder à un tiers et peut demander une indemnisation.
Les cessions sont soumises à des régles strictes par contrat.
Les droits patrimoniaux précisent 3 prérogatives :
  • le droit de reproduction : ce droit consiste à préciser juridiquement la fixation matérielle de l'oeuvre permettant la communication et l'enregistrement de celle-ci. (imprimerie, photographie, moulage, procédé des arts graphiques et plastiques ... enregistrement cinématographique ou magnétique, par scannerisation, par CD-Rom ... et la diffusion sur Internet !
  • le droit de représentation est l'acte de communiquer au public son oeuvre par quelque moyen - récitation publique, exécution lyrique, représentation dramatique, projection publique, tout procédé de télécommunication, émission par satellite ou au-travers d'un écran.
  • et le droit de suite est exclusif aux auteurs d'oeuvres graphiques ou plastiques et aux ayants-droits durant l'année civile en cours au moment du décès.
articles L 122-1 à L122-12 du CPI
- les droits voisins : ils comportent tout ce qui légifèrent les droits de production audio et vidéo, les droits d'entreprises en communication audiovisuelle, et enfin les droits des artistes-interprètes.
articles L211 à L217 du CPI

De ces petites précisions bien intéressantes !

Il n'est pas possible de céder les droits moraux, mais il est possible de céder les autres droits.

Il est donc possible de céder les droits patrimoniaux (cela sous-tend qu'un auteur n'est nullement obligé de s'en départir !), et dans le cas de cession, il est possible de demander une indemnisation financière... (ce qui sous-tend que la cession peut être gracieuse !)

Les droits moraux précisent qu'en cas de cession, il est possible de faire cesser les droits cédés, grâce au droit de retrait.
Ceci dit le droit de repentir précise aussi qu'en cas d'exploitation financière des droits cédés, il est nécessaire d'indemniser l'exploitant des droits cédés afin qu'il ne soit pas lésé par le retrait des droits cédés.
Il y a eu contractualisation lors de la cession des droits, cette contractualisation doit être indemnisée par le retrait.

Dans tous les cas juridiques, en France, du CPI, du Domaine Public, de la LAL, la valeur juridique "absolue" qui ne peut nullement disparaître sont les droits moraux !
Tout artiste a le droit sur son nom, sur son oeuvre et a le droit au respect de l'oeuvre. C'est inaliénable.

... Caractéristiques du Domaine Public ...

Quand une oeuvre passe dans le Domaine Public, que ce soit volontairement de la part de l'auteur, ou bien après sa mort (70 ans depuis mai 2005), c'est l'abandon des droits patrimoniaux et droits voisins au profit de la collectivité, devenant ainsi bien public.

L'oeuvre est alors accessible gratuitement par tous. D'aucuns pouvant la monnayer ainsi, en-dehors des ayants-droits sur l'oeuvre.

Je précise à nouveau : la cession d'une oeuvre au Domaine Public ne dégage nullement d'un point de vue juridique du respect des droits moraux de l'auteur quant à l'oeuvre !
Autrement dit, il est donc possible de l'utiliser, gratuitement, sans demander l'accord, et de l'incorporer dans une oeuvre dont vous êtes l'auteur... mais attention, les droits moraux précisent aussi que l'auteur ou ses ayants droits peuvent imposer le droit au respect de l'oeuvre, et donc interdire toute modification de celle-ci (usage du droit au respect de l'oeuvre) ou toute commercialisation (Comment ? quoi ? ... relisez donc les propriétés du droit de repentir.) !

Dans ce cas, il ne vous restera plus que la possibilité de communiquer l'oeuvre, de façon gracieuse, au minimum...

... des aspects juridiques de la LAL.

Le propos de la LAL est de préciser l'usage des droits patrimoniaux, tout en respectant les droits moraux de l'auteur ou de ses ayants droits : Elle en reformule le principe en permettant au public de faire un usage créatif des oeuvres d'art.

En précisant juridiquement à l'article 2 L'ÉTENDUE DE LA JOUISSANCE : l'auteur par cette licence vous indique quelles sont vos libertés pour la copier, la diffuser et la modifier ; la LAL définit juridiquement le droit de reproduction , le droit de représentation, droits faisant partie des droits patrimoniaux des droits d'auteur, ce que nous remarquons avec les articles 2.1 et 2.2.

La LAL, tout en respectant les droits moraux, va loin dans son précis juridique quant à LA LIBERTÉ DE MODIFIER - article 2.3 - :

Vous avez la liberté de modifier les copies des originaux (originels et conséquents), qui peuvent être partielles ou non, dans le respect des conditions prévues à l'article 2.2 en cas de diffusion (ou représentation) de la copie modifiée.
L'auteur de l'original pourra, s'il le souhaite, vous autoriser à modifier l'original dans les mêmes conditions que les copies.

Avez-vous remarquer ?
liberté de modifier les copies des originaux et l'auteur de l'original pourra (...) vous autoriser à modifier l'original, ces deux précisions ne vont pas au-delà du droit au respect de l'oeuvre qui peut permettre à l'auteur de refuser la modification de son oeuvre originale, ce que précise la LAL évidemment.

Là, où va plus loin la LAL, que ne le permet le Domaine Public, est dans sa définition juridique :

Tous les éléments de cette oeuvre doivent demeurer libres, c'est pourquoi il ne vous est pas permis d'intégrer les originaux (originels et conséquents) dans une autre oeuvre qui ne serait pas soumise à cette licence
article 3 L'INCORPORATION DE L'OEUVRE

Si la LAL est soumise au droit d'auteur, et qu'elle n'a pas pour objet de nier vos droits d'auteur sur votre contribution, à titre onéreux ou gratuit, il est absolument nécessaire de soumettre toute oeuvre dérivée sous le précis juridique de la LAL, et d'en fournir copie de la LAL et l'indication du noms d'auteur original, du nom de l'oeuvre, et où les trouver !
Respectant ainsi les droits moraux de l'auteur !

Un auteur LAL peut très bien usé de son droit au respect de l'oeuvre, tout en restant oeuvre LAL... en interdisant la modification de l'oeuvre originelle, non de la copie ;
voire à utiliser son droit de retrait quant à l'oeuvre, ce qui signifiera qu'il cessera d'autoriser l'application de la LAL sur l'oeuvre !

Là où le Domaine Public est jugulé par le CPI, la LAL précise explicitement certains usages afin de ne pas revenir dessus !

mercredi 12 mai 2004

Le Japon arrête un développeur P2P

Si tout n'est pas rose en Europe, loin de là... concernant l'attitude à adopter vis-à-vis des logiciels, il est un pays où être contestataire est de très mauvaise augure, et ce quelque soit la forme de contestation.

Je m'appelle Isamu Kaneko. Je suis chercheur au laboratoire IPL de l'université de Tokyo. pourrait être le postulat de ce chercheur nippon pour promouvoir son logiciel de P2P. Cet homme, activiste - ce qu'on lui reproche fortement - contre le pouvoir économique existant, pour une société modélisée autour du Savoir Libre a en effet été arrété manu-militari. L'accusation tient sur le fait d'avoir développé un logiciel d'échange de fichiers anonymisé.

Aussi hallucinant que cela puisse paraître, cette arrestation et mise-en-examen pose plus d'une question de droit, que cet homme est prêt à resoulever, en se proclamant coupable dans le but de tenir le débat sur le fond juridique.

Pour plus d'informations : Le développeur japonais d'un logiciel de P2P arrêté par la police.

dimanche 9 mai 2004

Brevetabilité Logiciel : Putsh du Conseil Européen

Le Conseil de l'UE s'apprête à balayer le vote du Parlement sans discussion - 2004/05/07 - Pour publication immédiate :

Le Conseil des ministres de l'UE est en train de prouver que la notion de démocratie est étrangère à l'Union européenne. Ce mercredi, la présidence irlandaise est parvenue à obtenir une majorité qualifiée pour une contre-proposition à la directive sur les brevets logiciel, avec seulement quelques pays - dont la Belgique et l'Allemagne - faisant preuve de résistance. Le nouveau texte propose de jeter tous les amendements du Parlement européen qui imposaient des limites à la brevetabilité. Au lieu de cela, il rétablit dans sa totalité le langage sibyllin de la proposition originale de la Commission, en y ajoutant la brevetabilité directe de programmes d'ordinateur, de structures de données et de description de processus comme cerise sur le gâteau. La proposition est maintenant programmée pour être confirmée sans discussion lors d'une réunion des ministres sur 17-18 mai, à moins qu'un des Etats membres change sa voix. Dans une unamimité remarquable à l'approche des élections, les membres du Parlement européen de tous les groupes de l'échiquier politique condamnent cette irrévérence flagrante pour la démocratie en Europe.

Voilà ce dont nous informe la FFII sur cette page web !

La page d'accueil nous permet de savoir "Pourquoi tant de fureur sur les brevets logiciels?" et donc de mieux comprendre les enjeux économiques, sur des "Lectures recommandées" pour mieux saisir le propos de cette affaire, ainsi que se renseigner sur "Comment vous pouvez nous aider à mettre fin à l'inflation de brevets" ...

Juste une aparté, nous ne devrions pas être étonnés d'actes majeurs de ce style, si déjà en France, nos hommes politiques se conduisent ainsi, (car combien de lois ont-ils fait voté sans discussion sur le propos de la Sécurité Intérieure, limitant les libertés individuelles ; ou, combien de lois, maintenant sont-ils en train de faire votées sur le propos du Budget Intérieur, de la Justice !!!)... apparement, une gangrène se répand dans les sphères politiques où ne comptent strictement plus que leurs intérêts financiers, et non plus la défense du peuple (ce pourquoi ils se battent lors des élections, et le pourquoi ils ont théoriquement été élus !!!).
Cette gangrène française que nous avons vécu ces derniers mois, que nous continuons de vivre, est ainsi le symptôme déficient de notre Europe !

Nos politiciens se prennent pour des Dieux intouchables
Loin des consensus, vécus par le "petit peuple"...
!!!
Et le petit peuple s'en fout majoritairement ... preuve en est qu'il accepte de continuer à fonctionnner ainsi ! :(

vendredi 30 avril 2004

La GNU/GPL : Valide en Europe !

Après ce post, où j'attirais l'attention sur cet article qui posait la question de la validité des licences libres... un tribunal de justice allemand viend de valider le bien-fondé juridique de la Licence GNU/GPL.

Cela a un rapport avec une société qui n'aurait pas respecté le contrat de licence qui couvre le fameux logiciel de filtrage firewalling, NetFilter... et qui s'est retrouvée au banc des accusés !

L'article sur ZD.net

lundi 12 avril 2004

Après la LCEN, la motivation du combat contre l'injustice numérique continue

En effet, la LCEN est à peine votée, et approuvée dans son ensemble, que trois organismes continuent de se battre et interpellent le Ministre d'Etat de l'Economie des Finances et de l'Industrie actuel...

Ainsi, RSF, La Ligue Odebi ... et ... le Syndicat de la Magistrature se sont rencontrés pour interpeller, M. Sarkozy, l'actuel Ministre des Finances, sur la question brulante de la LCEN... Le but : apporter des solutions concrètes pour ne pas rester dans une situation de restrictions de la liberté individuelle, comme d'autres Etats Europèens l'ont fait avant nous !

L'info sur RSF et sur ODEBI...

samedi 10 avril 2004

Comprendre : La Brevetabilité des Logiciels en Europe...

En effet, cela est bien beau de se battre par pétition, voire "combat dans la rue", mais l'action se doit d'être le reflet de la réflexion...

Hors, à y bien réfléchir, certes je nous enjoint souvent à réagir, à propos des choses, mais parfois j'oublies de vous donner les moyens de comprendre ... MEA CULPA : voici ce pourquoi il ne faut pas que la Brevetabilité des Logiciels soit une possibilité existentielle en Europe :
Brevets logiciels par Blog & Blues qui reprend l'essentiel, voire l'essence même des points explicatifs à ce propos du site Brevets-logiciels.info (mais perdus dans la masse de l'info...) !

... et s'abbrutir face à la LEN devenu LCEN !

La LEN change de nom : LCEN ; ayant été ainsi votée en seconde lecture par le Sénat avec certains changements...

Si le Nouvel Obs titre Internet: les sénateurs libèrent les hébergeurs de sites de toute obligation de contrôle, et ZD.net annonce Économie numérique et liberté d'expression: avant-dernier cap franchi pour la LCEN, que faut-il à-priori en comprendre ?!

Deux choses importantes :

  • Les hébergeurs et autres FAI n'ont plus à maintenir un contrôle et une surveillance sur les contenus diffusés ou diffusables...
  • ... mais, car il y a toujours un "mais", apparement, il n'y a toujours pas besoin d'un juge (comprendre : décision de justice...) pour supprimer tout contenu qui serait déclaré illicite... il suffit qu'un tiers dise cela est interdit !

Et, ce dernier point ne tranquilise en rien l'industrie de veille et sécurité informatique ; cela est bien retranscrit dans cet article du SecuObs.com ... en effet, sous l'aspect sans motif légitime, on pourra leur reprocher de divulguer des failles qui iraient à l'encontre des intérêts !

Ca respire toujours la menace des intérêts commerciaux brandissant d'hypothétiques interdictions, voire le "politik-ment correct" brandir le doigt pointé sur ce qui les dérangent, face à ... vous, nous petit particulier, (innoncent... !?) de nos idéaux, opinions, etc, etc...

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* To bargain freedom for security is the devil's bargain.
Having made the bargain, one enjoys neither freedom nor security.

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