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.:| Free CAUTION |:.

~ Marchander sa liberté contre de la sécurité c'est un pacte diabolique.
Une fois la transaction signée, on n'a plus ni liberté ni sécurité ~ *

vendredi 2 décembre 2005

[Glazman] Informaticien contre SACEM

Daniel Glazman, auteur du logiciel libre Nvu, éditeur WYSIWYG Web, s'est fendu d'une lettre à la SACEM directement...

Je n'y avais pas pensé ; il l'a fait !

La lettre "Honte à la SACEM"

Madame, Monsieur,
Je viens d'apprendre par la Free Software Foundation France que le SNEP, la SCPP et la SACEM ont récemment menacé les auteurs de logiciels libres de P2P de poursuites, et manoeuvrent pour faire interdire la publication du code source des logiciels. Je suis le dirigeant d'une entreprise de Logiciels, dont le modèle est entièrement fondé sur le Logiciel Libre, et je trouve l'attitude du SNEP, de la SCPP et de votre organisme SCANDALEUSE.

la suite de la lettre se trouve sur son blog, et "vaut son pesant d'or"...

mardi 29 novembre 2005

[DADVSI] Revue de presse

Histoire de vous démontrer que la loi DADVSI - Droits d'auteurs et droits voisins dans la société d'informations - est bien un problème pour tout un chacun, que nous sommes, voici les échos de presse internet *, ceux de web-radio, voire d'artistes SACEM qui s'y refusent à ces amalgames mensongers et ces définitions économiques dictatrices au nom de la loi :

Presses spécialisées
LeMonde Informatique
Silicon.fr
Vnu.net
zdnet.fr
Presses quotidiennes
PCinpact.com
Clubic.com
Présence-pc.com
Web-radios *
Webradios-france.com
Echos-du-net
Artistes
Michael Goldberg, auteur SACEM : sa lettre est intéressante, car ce sont certes les propos d'un auteur, mais il est écrit avec les yeux du particulier que nous sommes tous...

 

Les notions de DRM, loi DADVSI, les dangers sont expliqués en des termes simples par Tristan Nitot, le président de Mozilla Europe.
Culture Libre vous propose aussi ce déchiffrage pour les nuls !

Comptez sur moi, pour vous faire suivre dans ce post, de nouvelles aussi intéressantes, vu par d'autres ...

* Parce que malheureusement les médias télévisuels se désintéressent, dans l'immédiat, et à-priori, de ce style d'informations qui va changer notre quotidien, la "seule presse" consciente du problème soulevé qui se fait l'écho est celle visible sur Internet ... mais au moins, cela prouve le bien-fondé de nos questionnements quant à notre futur quotidien à tous...

mercredi 3 août 2005

RMS : propos sur le rejet européen de la brevetabilite

Si dans mon édito au sujet du parlement européen quant au vote négatif sur les brevets logiciels, j'émettais l'idée suivante : La brevetabilité logicielle ne sera pas ... en Europe, pour l'instant. ; RMS nous exprime son opinion sur ce à quoi nous devrions nous attendre !

Du propos de Stallman

Ce qui suit est la traduction française faite sur Linuxfr.org par un certain Stephane Martin :

Le 6 juillet dernier, la communauté du logiciel libre et les programmeurs du monde entier s'attendaient à une épreuve de force au parlement européen autour des brevets logiciels. Le résultat était loin d'être prévisible.

Si nous, les partisans du logiciel libre, avions perdu, notre défaite aurait été définitive en Europe. La partie active de la Commission Européenne travaille main dans la main avec l'Alliance du Logiciel d'Entreprise (BSA), et un avocat du BSA a dans les faits écrit une bonne partie du projet de directive que la Commission a proposé. (Nous sommes au courant de cela parce qu'ils ont été assez stupides pour la publier sous la forme d'un document Word, lequel contenait des informations sur les auteurs.)

La plupart des gouvernements nationaux ont voté en faveur des brevets logiciels au conseil des ministres, certains au mépris des instructions explicites de leur propre parlement. Certains gouvernements ont cédé aux menaces des méga-corporations. Les journaux danois ont révélé en 2004 que Microsoft avait menacé de délocaliser en dehors du Danemark une entreprise récemment acquise si le gouvernement n'approuvait pas les brevets. Cette année, après s'être opposé aux brevets, la Pologne s'inclina devant quatre grosses entreprises qui la menaçaient de déplacer un laboratoire où ils dépensaient grosso modo 15 millions de dollars par an.

Comme dans ce domaine les directives européennes nécessitent l'accord du Parlement et du Conseil, nos chances effectivement de renverser une mauvaise directive après son adoption auraient été négligeables. Une défaite le 6 juillet aurait été un désastre pour les développeurs et les utilisateurs de logiciels dans l'UE.

A contrario, si le Parlement avait voté les amendements, le résultat n'aurait pas été définitif. Le Parlement Européen possède si peu de pouvoir en Europe qu'il ne peut jamais adopter une décision de son propre chef. Il y aurait eu des étapes supplémentaires impliquant le Parlement et le Conseil. Si le Parlement avait tenu bon, nous aurions éventuellement obtenu une bonne directive, excluant les brevets logiciels, ou pas de directive du tout. La victoire n'aurait pas été définitive, mais nous serions sur son chemin.

Le lobbying et les protestations ont continué à Strasbourg jusqu'au dernier jour, mais les évènements ont bizarrement tourné le 5 juillet. Les pro-brevets ont décidé de tuer leur propre directive et ont formé une coalition pour la rejeter. Le 6 juillet, la quasi totalité du Parlement a voté le rejet. Les amendements n'ont jamais été pris en compte, et nous ne savons pas qui aurait gagné l'épreuve de force.

Les consommateurs et les programmeurs ont-ils gagné quelquechose ? Oui, du temps. Mais pas beaucoup.

La directive sur les "inventions mises en oeuvre informatiquement" est morte, mais les brevets logiciels en Europe ne le sont pas. Nous n'avons pas défait les forces pro-brevets. Nous les avons seulement écartées. Elles ont décidé d'éviter une confrontation ici et maintenant, mais cela ne signifie pas qu'elles aient abandonné. Nous ne savons quand elles seront de retour, ni comment, et nous ne devons pas supposer qu'elles utiliseront les mêmes méthodes ou que nous ayons des années devant nous pour nous préparer.

Cette bataille a des implications bien au delà du champ de l'informatique. Notre combat de plusieurs années a montré à quel point l'UE n'est pas démocratique. C'est un système où les bureaucrates peuvent entériné des décisions que, pratiquement, le public n'a pas la possibilité de défaire.

La Commission Européenne sert les intérêts du monde des affaires et même pire. Il y a quelques années sa direction au complet a du démissionner pour corruption (NDT: ?). Forcer la main à un gouvernement national semble facile, mais en général il n'est pas nécessaire d'en faire autant: il suffit de convaincre un ministre, où même seulement le représentant du ministre, de voter selon son désir. Les représentants de la Hongrie ont voté pour les brevets logiciels alors même que leur premier ministre affirmait que la Hongrie était contre les brevets. Le représentant de l'Allemagne a voté pour les brevets après que le Parlement allemand a voté unanimement contre. Le gouvernement danois a soutenu les brevets logiciels au conseil des ministres après son parlement lui a ordonné de les rejeter.

Les Européens ont de la chance que les Français et les Danois aient rejeté le projet de constitution européenne. Le document donnait explicitement la priorité aux intérêts économiques sur l'intérêt du public (NDT: c'est une interprétation de RMS). La constitution aurait légèrement augmenté le pouvoir du Parlement et fortement augmenté le pouvoir du Conseil. Autrement dit, la constitution aurait rendu l'Europe moins démocratique. Le rejet nous permet de proposer quelque chose de meilleur. J'ai une proposition.

La Commission Européenne, non élue, et les gouvernements nationaux, qui ne peuvent résister aux pressions du business, ne devraient jouer aucun rôle dans l'élaboration des directives. Au lieu de quoi toute directive devrait naître au Parlement. Si acceptée par le Parlement, la directive devrait ensuite être ratifiée par une Haute Chambre représentant les peuples d'Europe au moyen de référendums. Tout cela pourrait être modulé de multiples façons ; une façon de faire serait que chaque directive soit approuvée à la majorité par l'électorat d'un nombre suffisant de pays représentant plus des deux tiers de la population européenne. Les référendums décourageraient l'Europe adopter des directives qui pourraient être déléguées aux états nationaux. (NDT: ce principe de subsidiarité est déjà au coeur de l'Europe...)

L'Europe pourrait profiter de l'opportunité offerte par la présente impasse et adopter une constitution plus démocratique, mais les utilisateurs de logiciels en Europe ne doivent pas manquer d'utiliser l'espace qu'ils ont conquis. Le temps n'est pas venu de se reposer et de faire la fête. Le temps est venu de renforcer le mouvement anti-brevets-logiciels pour être à même de contrer la prochaine attaque.

Richard Stallman

Traduction: Stéphane Martin

Le texte original se trouve ici et sa traduction !

Opinion ?

Perso, il m'est clair qu'il n'est pas temps de se reposer sur des lauriers - (d'ailleurs, les avons-nous ?!) - car connaissant la pugnacité des partisans pro-brevets et leur efficacité dans l'ombre, il est évident que ceux-ci continuent et se préparent à donner d'autres coups dans la direction qu'ils s'estiment bonne à leur dividende.

Serons-nous pro-actifs ou réro-actifs ?

Et, vous qu'en pensez-vous ?

mercredi 6 juillet 2005

Le Parlement Européen a dit NON

La brevetabilité logicielle ne sera pas ... en Europe, pour l'instant.

Le Parlement Européen a signifié son NON à une écrasante majorité à la menace des brevets logiciels.

Mais je vais laisser la FFII en parler mieux que moi :

Strasbourg, le 6 juillet 2005 — Le Parlement Européen a décidé aujourd’hui à une large majorité de rejeter la directive "brevet logiciel", par 648 voix pour, 14 contre et 18 abstentions. Ce rejet était la réponse logique au refus de la Commission de recommencer le processus législatif en février et à celui du conseil d’engager toute forme de dialogue avec le Parlement. La FFII félicite le Parlement Européen d’avoir prononcé un "non" clair à de mauvaises propositions de directive ainsi qu’aux procédures douteuses qui ont entaché le parcours législatif. ...

Je vous invite donc à lire le communiqué de la FFII et à en comprendre les raisons et motivations.

samedi 2 juillet 2005

Noepatents.eu.org : Mise à jour pour dernière ligne droite

Le site NOepatents.eu.org nous rappelle l'importance de la lutte contre les brevets logiciels qui se dessine en Europe.

Noepatents et la FFII nous invite à modifier par une mise à jour la page d'accueil de nos sites web. Cette mise à jour montre toujours l'importance de la problèmatique que risque de poser à terme de telles décisions légiférées. Cela peut aller de la simple perte d'emploi dans l'informatique, à tout un pan de l'économie informatique qui peut et risque de s'écrouler...

Le monde de Logiciels Libres sera fatalement touché de pleins fouets, certes, mais cela risque et sera dur pour bien d'autres, dont les premières touchées seront les PME-PMI, SSII, SSLL dans leur activité logicielle. "Vivre avec une épée de Damoclés", voilà ce que l'on nous propose au-travers des brevets logiciels !
Est-ce réellement cela que nous désirons, attendons du secteur économique ???

Alors, manifestez donc votre volonté d'être libre, dans votre tête, dans vos corps, dans votre code ... :

Comment vous pouvez aider

mercredi 1 juin 2005

Nopatents.eu.org : Non aux Brevets Logiciels

Le site .:| Free Caution |:. ferme momentanément pour soutenir l'initiative nopatents.eu.org dans sa lutte contre la brevetabilité des logiciels en Europe.

NO Software Patents.

Il me semble intéressant de vous faire lire cet autre article, qui pose des questions censées, réfléchies...

Ecrits.net

Ecrits.net se trouvera aussi fermé pendant cette initiative...

vendredi 22 avril 2005

notreconstitution.net : initiative LAL

Dans le contexte économico-juridique européen où il nous est demandé de voter OUI ou NON à un traité censé régir le futur de nos vies, une initiative intéressante de partage de l'information et de compréhension de la Constitution Europèenne est née :

notreconstitution.net

Notre Constitution Point Net est une initiative spontanée de simples citoyens de tous horizons politiques, qui comme tous les Français en âge de voter lors du referendum de 29 mai prochain (2005), sont appelés à lire le texte du "Traité établissant une Constitution pour l'Europe".

Nous avons créé Notre Constitution Point Net en vue de mettre en oeuvre des moyens d'indéxation et d'aide à la lecture adaptés à la nature d'un texte aussi complexe, pour que nous puissions le lire et l'interpréter nous-mêmes, et pour aider d'autres à le lire à leur tour.

(...) Notre Constitution Point Net offre ce service à tous les citoyens et groupes de citoyens, y-compris les partis politiques sans exclusive, impliqués dans le débat sur le "Traité établissant une Constitution pour l'Europe".

Ce qui est intéressant dans cette initiative est le protectorat juridique, tous les commentaires sont et seront déposés sous LAL.
Si la constitution pouvait être autant motivée que par cette initiative ...

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* To bargain freedom for security is the devil's bargain.
Having made the bargain, one enjoys neither freedom nor security.

Gerry Spence remonter vers le haut